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Auprès de moi toujours, Kazuo Ishiguro

15 juillet 2011

Auprès de moi toujours (Never let me go), Kazuo IshiguroPrésentation :

Kath, Ruth et Tommy ont été élèves à Hailsham dans les années quatre-vingt-dix ; une école idyllique, nichée dans la campagne anglaise, où les enfants étaient protégés du monde extérieur et élevés dans l’idée qu’ils étaient des êtres à part, que leur bien-être personnel était essentiel, non seulement pour eux-mêmes, mais pour la société dans laquelle ils entreraient un jour. Mais pour quelles raisons les avait-on réunis là ? Bien des années plus tard, Kath s’autorise enfin à céder aux appels de la mémoire et tente de trouver un sens à leur passé commun. Avec Ruth et Tommy, elle prend peu à peu conscience que leur enfance apparemment heureuse n’a cessé de les hanter, au point de frelater leurs vies d’adultes.
Kazuo Ishiguro traite de sujets qui nous touchent de près aujourd’hui : la perte de l’innocence, l’importance de la mémoire, ce qu’une personne est prête à donner, la valeur qu’elle accorde à autrui, la marque qu’elle pourra laisser.
Ce roman vertigineux, porté par la grâce, raconte une histoire d’humanité, de conscience et d’amour dans l’Angleterre contemporaine. Ce chef-d’œuvre d’anticipation est appelé à devenir le classique de nos vies fragiles.

Ce que j’en dis :

Je ne connaissais de Kazuo Ishiguro que Les Vestiges d’un jour, un livre et un film magnifiques et en voyant arriver au cinéma Never let me go, j’ai pensé que l’occasion était bonne de découvrir un nouveau titre de cet auteur. Je suis sortie de cette lecture avec la désagréable sensation que rien n’était dit. J’ai attendu des explications et un dénouement qui se sont délités au fil des pages. Je pense que je n’ai pas accroché à l’histoire, un peu fantastique sans le dire, de ces « clones » élevés pour être des donneurs d’organes. Pourtant, le style de Kazuo Ishiguro est dans la droite ligne des auteurs britanniques, tout en finesse et en subtilité dans l’expression des sentiments et le rapport aux autres, et le livre se lit très bien. Peut-être avais-je oublié qu’Ishiguro est justement dans la retenue et ai-je attendu trop de réalités de cette histoire, qui n’est finalement, qu’un conte moderne.

Ce que j’en fais :

Pas grand-chose : malheureusement, lire le livre ne m’a pas vraiment donné envie de voir le film !

Ils en parlent aussi :

  • L’Express : « Vertigineux et porté par la grâce, déconcertant d’un bout à l’autre, Auprès de moi toujours, son sixième roman, a des allures de chef-d’œuvre. »
  • Chez Clarabel : « La portée du roman bouleversera tout lecteur, du moins moi je ne suis pas restée insensible. »
  • Le cafard cosmique : « Un livre de SF écrit par l’une des plumes les plus subtiles de ces dix dernières années. Un livre de SF, tragique et beau. »
  • Critiques libres : « Il ne se passe rien de flamboyant dans ce roman. Il s’agit de chroniques de l’ordinaire dans un environnement qui ne l’est pas. »

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Un commentaire

  • Répondre sandy 8 juin 2012 at 10 h 54 min

    Ho quel dommage, ce fut l’un de mes plus beaux coups de l’année dernière ! Ou de l’année d’avant peut-être ? ;o)

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