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L’âme de l’Europe : Elisabeth Vigée-Lebrun

3 octobre 2015

Vigée-Lebrun, Marie-Antoinette_regard

Lorsque j’ai ouvert mon Musée Imaginaire avec la Galerie des Portraits, je vous disais qu’Elisabeth Vigée-Lebrun était l’une de mes peintres favoris. C’est donc avec gourmandise que j’ai visité l’exposition qui s’est ouverte en ce moment au Grand Palais, la première rétrospective dédiée à cette artiste ! Je connaissais la portraitiste de la Cour sous les règnes de Louis XV et Louis XVI, notamment ses grands portraits de Marie-Antoinette et ses autoportraits si délicats. Mais j’ai découvert la deuxième partie de sa vie, lorsqu’elle a fui la France au moment de la Révolution et parcouru toutes les cours d’Europe, Rome, Vienne, Saint-Pétersbourg… Elle peint jusque dans les années 1820, et fut donc à la croisée de deux siècles profondément différents ! Cette méconnaissance s’explique par le fait que ses tableaux sont aujourd’hui dispersés dans le monde entier, et beaucoup appartiennent à des collections particulières (ce sont des portraits privés). Ce qui rend cette exposition particulièrement inédite !

Autoportraits en 1782, 1790 et 1800 :

Vigée-Lebrun 1782 Autoportrait au chapeau de paille Voir l’article

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Mon musée imaginaire #1 : Galerie des Portraits

10 novembre 2013

Inauguration musée imaginaire

Aujourd’hui, j’inaugure avec Matilda, de Caprices, une nouvelle rubrique autour de l’art : Mon Musée Imaginaire (merci à elle pour sa jolie bannière !). Lorsqu’André Malraux parlait pour la première fois de « Musée imaginaire » en 1947 dans un livre éponyme, il mettait en lumière une réalité due aux progrès des techniques de reproduction de son temps : désormais il était possible, grâce à la photographie, de mettre côte à côte des œuvres qui n’avaient aucun rapport entre elles, ni historique, ni géographique, ni culturel. Le livre d’art devenait le lieu où l’individu pouvait créer son « musée imaginaire », faire sa propre sélection d’œuvres et sa propre scénographie, et la partager avec un public de lecteurs. La pratique continue encore aujourd’hui, même si elle est réservée à des personnalités qui sont des phares culturels (Mon Musée imaginaire, ou les chefs d’oeuvre de la peinture italienne, de Paul Veyne, 2010) ou utilisée pour retrouver les influences artistiques d’un auteur par exemple (Le musée imaginaire de Balzac. Les 100 chefs-d’oeuvre au cœur de la Comédie Humaine, 2012).

Avec internet, la quasi-totalité de l’art mondial est disponible à tous dans une haute, voire très haute, résolution. Des centaines de milliers d’œuvres ont été numérisées par les musées aux quatre coins du monde. Le Google Art Project permet de zoomer sur un tableau pour voir des détails jusque là invisibles à l’œil du visiteur. L’art est accessible à tous et reproductible à l’infini : à chacun maintenant de créer son propre Musée imaginaire…

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