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La Veuve, Gil Adamson

5 août 2011

Présentation :

A dix-neuf ans, Mary Boulton est une fugitive : elle vient de tuer son mari. Dans sa cavale fiévreuse, la silhouette frêle et sombre n’a qu’une légère avance sur ses poursuivants, deux géants roux assoiffés de vengeance, ses beaux-frères. En ce début de XXe siècle, au coeur de la nature indomptée des Rocheuses de l’Alberta, « la veuve », à la lisière de la folie, devra apprendre à survivre. Et à se découvrir… Un western au féminin, épique, poétique.

« La Veuve est un roman tout simplement superbe. Le suspense de ce livre est tel que l’on en ressent physiquement la tension, un effet produit uniquement par les meilleurs romans. » Jim Harrison

Ce que j’en dis:

C’est la couverture magnifique de cette édition 10-18 qui m’a d’abord attirée. La fuite éperdue de cette femme, les cheveux aux vents, dans son grand manteau bleu, m’a intriguée. On apprend dès le début du roman que Mary est veuve parce qu’elle a tué son mari, et qu’elle fuit parce que ses beaux-frères la pourchassent. Au long de son périple dans une nature sauvage décrite à merveille (on sent la neige craquer sous ses pas et l’air des sommets lui glacer le visage), Mary, au bord de la folie, dévoile par bribes les raisons de son acte : son enfance auprès de son père et de sa grand-mère, son mariage, son enfant… C’est dans les moments les plus difficiles qu’elle fait les plus belles rencontres, un coureur des montagnes, dont elle tombera amoureuse, puis un pasteur dans une ville de mineurs.

Si je garde une très bonne impression de ce roman, j’ai parfois calé un peu. L’écriture est magnifique, mais certains passages longs sans action m’ont gênée, et j’ai été déçue par la façon un peu simple dont la course-poursuite entre la veuve et ses beaux-frères se termine, alors que c’est le fil conducteur du roman. L’héroïne est très attachante, et on suit avec angoisse et tendresse son lent retour vers la vie.

Ce que j’en fais :

Il est rangé dans ma bibliothèque à côté de mon guide Ouest du Canada et Ontario, pour mon prochain voyage au Canada !

Ils en parlent aussi :

  • Le Point : « La folie rôde, le talent de Gil Adamson pour le raconter aussi. Un très, très beau premier roman. »
  • Biblioblog : « C’est grandiose, beau, mystérieux et dangereux également. »
  • et sur Babelio

Editions 10-18, coll. Domaine étranger, 419 pages, 8,20€

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Un commentaire

  • Répondre Que lire en novembre ? - Lectures & co 7 novembre 2015 at 17 h 19 min

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