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L’adieu aux armes, Ernest Hemingway

9 octobre 2011

Présentation :

Frédéric Henry, jeune Américain volontaire dans les ambulances sur le front d’Italie, pendant la Première Guerre mondiale, est blessé et s’éprend de son infirmière, Catherine Barkley. Avec Catherine, enceinte, il tente de fuir la guerre et de passer en Suisse, où le destin les attend.
Un des meilleurs romans de guerre. Un des plus grands romans d’amour.

Ce que j’en dis :

L’adieu aux armes est largement autobiographique. Frédéric Henry, lieutenant américain engagé dans l’armée italienne, vit les dernières années de la guerre 1914-1918 entre Milan et la frontière avec l’Autriche-Hongrie. Il rencontre Catherine Barkley, jeune infirmière écossaise, elle aussi volontaire sur le front. Blessé peu après, Frédéric sera soigné plusieurs semaines par Catherine et ils s’aimeront presque naturellement. Leur histoire d’amour se confond avec l’absurdité des derniers combats et de la retraite de l’armée italienne, entraînant avec elle son lot de tragédies. Et pourtant, dans ce roman, l’auteur sépare les deux mondes de manière presque hermétique : lorsque Frédéric fait la guerre, il ne pense pas à Catherine. Et lorsqu’il est avec Catherine, ils ne parlent pas de la guerre…

J’ai eu du mal à rentrer dans le roman, parce que le style d’Hemingway m’a profondément déstabilisée : un style concis, descriptif, quasiment télégraphique, ne laissant que rarement la place aux sentiments, simplement aux faits. Tout est écrit du point de vue de Frédéric. Catherine et lui ont alors l’air si naïfs, si simples, que j’ai eu du mal à m’attacher à eux. Mais peu à peu, la situation se tend, les deux amants sont séparés, Frédéric doit repartir au front, où l’armée italienne en déroute décide de se replier. Catherine est enceinte, ils ne savent pas s’ils se reverront. C’est dans les cent dernières pages que le style journalistique d’Hemingway est devenu pour moi terriblement efficace et je n’ai pas réussi à m’arrêter avant d’avoir fini. Une fin terrible, à l’image de cette guerre, qui a laissé derrière elle des milliers de jeunes gens désabusés, dont tous les repères ont disparu et n’ayant plus qu’une idée en tête : s’enfuir, s’enfuir loin…

Même si mon impression sur Catherine reste mitigée, car on ne saura jamais ce qu’elle pense vraiment, et ses paroles sont souvent stéréotypées, j’ai trouvé que c’était un très beau texte, difficile (parce que trop simple en apparence ?), mais qui en valait la peine. Pas un coup de coeur, mais presque.

Ce que j’en fais :

C’est en regardant cet été Minuit à Paris, le dernier film de Woody Allen, que j’ai eu envie de redécouvrir Hemingway et les écrivains de la « génération perdue ». J’ai beaucoup aimé le bal étourdissant de personnalités que rencontre Gil, son amour de Paris, et je peux presque ressentir son excitation devant ce rêve qui se réalise pour lui. Même si je n’ai pas trop accroché au personnage joué par Marion Cotillard, que j’ai trouvé un peu surjoué…. Mais je vous le conseille vivement pour un dimanche soir 😉

Ils en parlent aussi :

  • Carnets de sel : « Une écriture sèche et concise pour un roman devenu un grand classique de la littérature américaine, mais qui ne m’a pas pleinement conquise. »
  • et sur Babelio

Je vous recommande :

4 commentaires

  • Répondre Paris est une fête, Ernest Hemingway « Passion Lectures 25 novembre 2012 at 14 h 34 min

    […] fou de cette chronique des jours passés vient de la prose très pure d’Hemingway. Comme dans L’Adieu aux armes, pas de sentiments, pas d’adjectifs superflus, rien que l’essentiel : « Ce qu’il […]

  • Répondre Challenge « Les 100 livres à lire  | «Passion Lectures & co 26 octobre 2013 at 17 h 08 min

    […] L’adieu aux armes, Ernest Hemingway […]

  • Répondre Paris est une fête, Ernest Hemingway - Lectures & co 21 novembre 2015 at 9 h 06 min

    […] fou de cette chronique des jours passés vient de la prose très pure d’Hemingway. Comme dans L’Adieu aux armes, pas de sentiments, pas d’adjectifs superflus, rien que l’essentiel : « Ce qu’il […]

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