lectures

Le Passage, Justin Cronin

20 juillet 2011

Présentation :

À son père, écrivain, qui lui demandait quel livre elle aimerait lire, la jeune Iris Cronin répondit : « L’histoire d’une fille qui sauve le monde. » Ainsi germa dans l’esprit de Justin Cronin l’intrigue du Passage, la fascinante épopée qui a créé l’événement l’été dernier dans les pays anglo-saxons. À mille lieues des histoires de vampires pour adolescents, Justin Cronin, sortant du cadre purement littéraire de ses romans précédents, nous présente des monstres à glacer les sangs, et la description saisissante d’une Amérique post-apocalyptique.
Années 2010. Dans le Tennessee, Amy, une enfant abandonnée de six ans est recueillie dans un couvent… Dans la jungle bolivienne, l’armée américaine recherche les membres d’une expédition atteints d’un mystérieux virus… Au Texas, deux agents du FBI persuadent un condamné à mort de contribuer à une expérience scientifique gouvernementale. Lui et les autres condamnés à la peine capitale participant au projet mutent et développent une force physique extraordinaire. Les deux agents du FBI sont alors chargés d’enlever une enfant – Amy. Peu après que le virus a été inoculé à cette dernière, les mutants attaquent le centre de recherches.
Près d’un siècle plus tard. Une communauté a survécu à l’apocalypse causée par l’attaque des viruls, ainsi qu’ont été baptisés les mutants. Une adolescente la rejoint bientôt. Une puce électronique implantée sous sa peau révèle qu’il s’agit d’Amy, âgée désormais de plus de cent ans mais qui en paraît à peine quatorze… L’aventure ne fait que commencer.

Ce que j’en dis :

Avec près de 1000 pages, il faut être sûr d’avoir du temps devant soi avant de commencer ce pavé ! C’est en fait quatre histoires que nous propose l’auteur dans ce premier tome d’une trilogie. Le « prologue » est le journal de bord d’une expédition scientifique en Amérique du Sud, qui tourne mal sans qu’on ait la moindre explication sur ce qui se passe réellement. Changement de décor et de ton pour la première partie : on est totalement pris dans l’histoire d’une petite fille, Amy, abandonnée par sa mère dans un couvent, puis protégée par une religieuse, tandis que deux agents du FBI visitent des détenus condamnés à mort pour les convaincre de participer à une expérience médicale. Jusqu’au moment où leur route croise celle d’Amy… Deuxième partie : dans un monde post-apocalyptique, une petite communauté survit, entourée de « vampires ». La mise en place est très longue et les personnages très nombreux. Les jours se suivent et se ressemblent. Le changement de rythme est tellement brutal que j’ai eu du mal à continuer, et je pense qu’on aurait pu élaguer un peu cette partie ! Mais petit à petit, l’aventure reprend, toutes les histoires se rejoignent et les deux cent dernières pages s’avalent à toute vitesse.

Si le scénario de départ (mutation de quelques personnes en vampires, qui exterminent l’humanité) est courant, l’auteur développe une spécificité qui prend de plus en plus d’importance dans le roman : les premiers « vampires » forment avec ceux qu’ils ont mordus une « multitude », qui ressent, pense et agit comme une seule personne, avec laquelle la jeune Amy peut interagir. C’est de cette relation dont parlera le tome suivant… Une suite que j’attends avec impatience !

Ce que j’en fais :

Je le mets debout dans ma bibliothèque pour épater tout le monde avec sa magnifique couverture irisée.

Ils en parlent aussi :

  • Telerama : « A lire, c’est passionnant, et à des années-lumière de Twilight. Cronin a le sens du récit, sait ­fabriquer un page turner sans que les ficelles en soient trop visibles, arrive à rendre attachant chacun de ses personnages, même les plus éphémères, et campe un monde apocalyptique crédible et effrayant. »
  • BiblioMan(u) : « Lorsque vous pensez avoir déjà tout vécu, vous n’avez encore rien vu ! Vous vous dites, après quelques jours de lecture, que décidemment, ce premier tome est beaucoup beaucoup trop court. »
  • Lecture d’une dévoreuse de livres : « A la fin de ma lecture, près de 750 pages, j’en étais décu. J’aurais souhaité que cela continue, en savoir un peu plus. « 
  • Imagin’ères : « Que dire du Passage qui ne soit pas extrêmement enthousiaste ? Pour moi, c’est un carton plein, du début jusqu’à la fin, quelque soit la partie du récit ou les choix narratifs de l’auteur. »
  • 2 yeux et 1 plume : « Un livre haletant, source d’addiction délicieuse, imaginatif, percutant ET extrêmement intelligent, ça, il faut bien l’avouer, c’est à la littérature ce que les cheveux sont au crâne de Barthez… un graal. »
  • Le blog de Moon : « Une histoire passionnante, captivante, prenante, apocalyptique. »

Editions Robert Laffont, 976 pages, 22,90€.

Je vous recommande :

Un commentaire

  • Répondre Marie 19 décembre 2013 at 12 h 06 min

    J’adore ton site !

  • Laissez-moi un commentaire !