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Le pays de la liberté, Ken Follett

30 septembre 2011

Présentation :

Entre le jeune Mack, condamné à un quasi-esclavage dans les mines de charbon des Jamisson, et l’anti- conformiste Lizzie, épouse déçue d’un des fils du maître, il n’a fallu que quelques regards et rencontres furtives pour faire naître l’attirance des cours. Mais dans la société anglaise du XVIIIe siècle, encore féodale malgré les idées neuves de ses philosophes, l’un et l’autre n’ont de choix qu’entre la soumission et la révolte. Rebelle, fugitif, repris et condamné, Mack ne reverra Lizzie que dans la plantation de Virginie où on l’a déporté pour le travail forcé. Alors seulement ils comprendront que le bonheur se gagne en forçant le destin. Des crassiers de l’Ecosse aux docks de la Tamise, de l’Amérique esclavagiste aux premières incursions vers l’Ouest encore vierge, l’auteur des Piliers de la Terre nous entraîne ici dans une superbe épopée où la passion amoureuse se confond avec l’aspiration de toute une époque à la liberté et à la justice.

Ce que j’en dis:

Deuxième déception de l’été après La délicatesse, j’ai mis près de quinze jours à finir ce roman. Mon histoire avec Ken Follett est légèrement compliquée : fan de la première heure de La Marque de Windfield et du Réseau Corneille, je n’ai jamais pu me résoudre à lire Les piliers de la terre (le Moyen Âge, pff…). Récemment, j’ai aussi bien accroché à La chute des géants. Mais là, j’ai calé.

Lizzie Hallim est une jeune fille de la noblesse, élevée par sa mère dans l’attente d’un mariage qui préservera leur riche propriété de High Glen. Mais Lizzie n’en fait qu’à sa tête et n’hésite pas à flirter avec le cadet de Lord Jamisson, dont on sait qu’il n’aura aucun héritage. Mack MacAsh est un mineur épris de liberté, aux idées révolutionnaires, qui va tomber malgré lui sous le charme de Lizzie. Ces deux-là se croiseront tout au long du roman, dans des circonstances de plus en plus artificielles, d’abord à Londres, puis en Virginie. Une histoire d’amour entre lutte des classes en Angleterre et soif de grands espaces aux Etats-Unis, seul endroit où les deux amants pourront enfin se retrouver. Certains passages, la description des paysages et de l’atmosphère politique de l’époque, sont vraiment réussis. Cependant, les trois personnages principaux, Lizzie, Mack et Jay Jamisson, sont finalement très prévisibles et presque caricaturés. Quelques personnages secondaires sont plus intéressants, comme Peg, une adolescente qui a dû se débrouiller toute seule dans les bas-fonds de Londres, ou encore Alicia Jamisson, la mère de Jay, au caractère bien trempé, qui tente de compenser l’absence de volonté de son fils… Au final, une lecture agréable au début, mais qui s’essouffle vite à mon goût !

Ce que j’en fais :

Vous l’aurez compris, je ne garderais pas un souvenir impérissable de ce roman, qui a rejoint avec soulagement mes étagères. En attendant le prochain Ken Follett qui me fera frissonner, la suite de La chute des géants, j’espère !

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2 commentaires

  • Répondre Nico 4 juin 2012 at 10 h 18 min

    J’avais également été déçu par ce roman, que j’ai fini par abandonner. Il est à des années-lumière des Piliers de la Terre.

  • Répondre mimilivres 18 août 2015 at 18 h 16 min

    J’avais le même préjugé que toi sur les Piliers de la terre … mais franchement c’est un roman génial !! Je me disais que le moyen âge ce n’était pas pour moi, mais du moyen âge sauce Ken Follett j’en lirais tous les jours 🙂

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