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Les privilèges, Jonathan Dee

25 septembre 2012

Présentation :

Beaux, riches, brillants et jeunes mariés, les Morey sont prêts à conquérir leur avenir. Rois d’un monde glorieux, ils vaquent de réussites en privilèges dans la haute société new-yorkaise. Mais à quel prix dominer son bonheur ? Entre grandeur et décadence, le masque des vanités se fissure. La fresque vive et subtile d’une nouvelle Amérique.

« Une méditation ironique et raffinée sur les forces illusoires de l’existence, ce jeu de dupes dont nul ambitieux n’est jamais sorti vainqueur. Un éblouissant bûcher des vanités. »
Emily Barnett, Les Inrockuptibles

Ce que j’en dis :

Adam et Cynthia Morey sont des privilégiés. Mariés très jeunes, aussitôt parents, ils s’installent à Manhattan. Cynthia décide de rester à la maison s’occuper de ses deux enfants tandis qu’Adam découvre qu’il est assez doué pour la haute-finance. Très vite, l’argent coule à flots, il n’est rien que les Morey ne puisse s’offrir…

Le roman s’ouvre sur le mariage de Cynthia et Adam. Dans un chapitre remarquable par sa construction littéraire, l’auteur nous promène d’un convive à l’autre, dans leurs pensées, leurs doutes et leurs espoirs. On pense à Virginia Woolf. Tout nous ramène à Adam et Cynthia. Ils sont jeunes, riches, beaux et tout à fait conscients que leur avenir est rempli de promesses. Construisant leur monde autour de leur couple,follement amoureux l’un de l’autre, ils forment un tout, isolés du monde extérieur, un diamant dont les reflets illuminent leur entourage mais ne le réchauffe pas. Seuls leurs enfants viennent agrandir ce monde. Leurs parents ? à peine plus qu’une corvée, un souvenir déjà qui s’estompe… Des amis ? pas vraiment… Et pourtant, au regard de cette vie facile, dont ils grimpent les échelons avec un détachement déconcertant, chacun d’eux éprouve de temps en temps le besoin irrépressible de se tester, d’aller au bout de ses limites. Mais pour un couple pareil, quelles limites pourrait-il y avoir ? La réponse viendra peut-être des enfants : April et Jonas. Par tableaux successifs, le roman balaye leur vie pendant près de trente ans. Une légère ironie surplombe ensemble : elle ira en s’accroissant jusqu’au final…

Ce que j’en fais :

Malgré le talent certain de Jonathan Dee pour dresser devant nous les morceaux de vie de ce couple pas si parfait, je suis restée en dehors de cette histoire. J’ai même parfois ressenti de l’ennui face à ces personnages qui sont restées pour moi de parfaits étrangers, dans leur grande maison donnant sur les étoiles du planétarium. Dommage, car j’attendais énormément de ce roman… Mais il arrive que les rencontres ne se fassent pas ! Cette lecture participe au mois américain de Titine.

Ils en parlent aussi :

  • Titine :  » un livre intelligent, prenant, qui nous montre un des plus beaux visages de la littérature américaine contemporaine »
  • Miss Léo : « un roman virtuose, à la construction surprenante »
  • Adalana : « une excellente découverte »
  • et sur Babelio

Je vous recommande :

Pas de commentaires

  • Répondre Claire 25 septembre 2012 at 18 h 37 min

    J’attendais énormément de ce roman. du coup, je ne suis pas certaine que je me lancerai…

    • Répondre Eliza 25 septembre 2012 at 18 h 40 min

      Je te conseille de lire les avis de Titine et Miss Léo : c’est rare que nous ne partagions pas le même ressenti sur un livre et elles ont beaucoup aimé !

  • Répondre Claire 25 septembre 2012 at 18 h 48 min

    Ok. je vais suivre tes conseils et lire leurs avis.

  • Répondre Miss Léo 25 septembre 2012 at 18 h 51 min

    Dommage ! Comme je l’ai dit dans mon billet, j’ai moi aussi trouvé certains passages un peu longuets, mais je suis malgré tout ressortie de ma lecture avec une impression très positive. Il est vrai que les personnages ne sont pas très attachants… Je comprends qu’on puisse avoir du mal à s’y intéresser.

  • Répondre Titine 26 septembre 2012 at 9 h 46 min

    Effectivement parfois les rencontres ne se font pas. Le regard de Jonathan Dee est très distancié sur ses personnages et cela peut expliquer ton manque d’empathie. Mais tu as au moins apprécié ce premier chapitre étourdissant et époustouflant.

  • Répondre alexmotamots 26 septembre 2012 at 11 h 14 min

    « Une rencontre qui ne s’est pas faite », cela arrive, parfois.

  • Répondre Récapitulatif mois américain | Plaisirs à cultiver 31 décembre 2012 at 12 h 02 min

    […] Le triomphe de l’oeuf de Sherwood Anderson ici-même, Les privilèges de Jonathan Dee chez Eliza, By nightfall de Michael Cunningham chez […]

  • Répondre petitepom 21 mars 2013 at 11 h 53 min

    ce roman me fait très envie, je note

    • Répondre Eliza 24 mars 2013 at 17 h 42 min

      Merci pour ton passage par ici, Pom !

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