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Adèle et moi, Julie Wolkenstein

31 juillet 2014

J’ai passé toutes mes vacances d’enfant dans des maisons de famille en bord de mer. Aujourd’hui encore, quand j’y retourne, chaque craquement de plancher, chaque rayon de soleil couchant qui tombe sur la table où est dressé le dîner, chaque odeur de serviettes de plage mouillées qui m’assaille quand je passe la porte font émerger tous les souvenirs des étés passés. Les défilés de têtes blondes jusqu’à la mer – « en rang, colonne par un ! », disait mon grand-père et nous obéissions tous, jusqu’à un certain âge. Les sauts sur les trampolines jusqu’à l’heure du déjeuner – « encore cinq minutes, maman ! ». Le phare, entraperçu à travers les arbres, et qui nous annonçait que nous arrivions bientôt. Les couvertures sur les fauteuils, qu’on enlevait que dans les grandes occasions.

Maison de famille
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Mémoires d’Hadrien, Marguerite Yourcenar

1 avril 2013

Mémoires d'Hadrien, Marguerite YourcenarPrésentation :

Cette œuvre, qui est à la fois roman, histoire, poésie, a été saluée par la critique française et mondiale comme un événement littéraire. En imaginant les Mémoires d’un grand empereur romain, l’auteur a voulu «refaire du dedans ce que les archéologues du XIXe siècle ont fait du dehors». Jugeant sans complaisance sa vie d’homme et son œuvre politique, Hadrien n’ignore pas que Rome, malgré sa grandeur, finira un jour par périr, mais son réalisme romain et son humanisme hérité des Grecs lui font sentir l’importance de penser et de servir jusqu’au bout.
«… Je me sentais responsable de la beauté du monde», dit ce héros dont les problèmes sont ceux de l’homme de tous les temps : les dangers mortels qui du dedans et du dehors confrontent les civilisations, la quête d’un accord harmonieux entre le bonheur et la «discipline auguste», entre l’intelligence et la volonté. Voir l’article

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Daniel Deronda, George Eliot

2 août 2011

Présentation :

Tome 1 : Daniel Deronda (1876) est le dernier roman de George Eliot, la plus grande romancière de l’époque victorienne, connue pour ses positions féministes et la profondeur de ses analyses psychologiques. George Eliot ne s’y limite plus à l’exploration d’un microcosme géographique et social, mais présente des catégories sociales nouvelles, tout en s’ouvrant largement sur le monde. Située dans un passé proche du temps de la narration, l’histoire est traversée par les mouvements nationalistes de l’époque.

Ce roman moderne et cosmopolite, qui entraîne le lecteur de Londres à Gênes en passant par les villes d’eaux allemandes, est aussi un roman expérimental, jouant parfois avec la chronologie, et présentant une synthèse inattendue entre deux intrigues, l’histoire anglaise et l’histoire juive, racontant le destin de deux héroïnes fort différentes, la blonde Gwendolen et la brune Mirah, entre lesquelles le coeur du héros balance.

Tome 2 : Le jeune Daniel Deronda, qui a été élevé par son  » oncle  » en gentleman anglais, se voit attribuer des fonctions de passeur entre deux cultures, entre deux traditions religieuses : le hasard d’une rencontre l’amène à fréquenter la communauté juive de Londres.

Son comportement généreux et chevaleresque le rapproche de la petite chanteuse Mirah et de son frère, véritable prophète des temps modernes rêvant d’un retour en Terre Sainte pour son peuple ; mais Daniel reste attaché à la belle Gwendolen, qu’il a vue se précipiter dans un mariage d’intérêt désastreux, tournant au tragique. Dans ce roman novateur, qui, un quart de siècle avant le freudisme, pressent l’existence de territoires non cartographiés de la conscience, le héros est écartelé entre le rôle de confident que Gwendolen veut lui imposer pour échapper à ses peurs et à l’enfer de sa vie conjugale, et la mission qui lui est réservée dans le monde juif.

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