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Jane Austen

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Jane Austen et Virginia Woolf

5 février 2014

Pour la première fois, le blog Jane Austen is my wonderland d’Alice accueille une invitée et j’en suis très honorée ! À cette occasion, j’ai travaillé sur deux romancières qui me fascinent, Virginia Woolf et Jane Austen, et plus précisément sur la manière dont Virginia Woolf lisait et appréciait Jane Austen. Ce billet est donc publié dans son intégralité sur son site que je vous encourage à aller lire très vite si vous ne le connaissez pas encore !

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« Of all great writers, Jane Austen is the most difficult to catch in the act of greatness. »

Il est universellement admis que Virginia Woolf était une admiratrice de Jane Austen. Pourtant, lorsqu’on regarde de près les textes laissés par cette remarquable analyste littéraire, il est difficile d’y trouver de réels éloges sur Jane Austen. Il est plus courant d’y voir d’autres auteurs comparés à Jane Austen pour faire ressortir leurs faiblesses ou leurs imperfections. Mais on y trouvera peu d’explications détaillées des raisons pour lesquelles Virginia Woolf tenait Jane Austen parmi les plus grands écrivains, non seulement de langue anglaise, mais aussi parmi les plus grands écrivains point. Cette position mérite qu’on s’y intéresse : Jane Austen est loin, encore aujourd’hui, d’être unanimement reconnue comme un écrivain ayant compté dans la construction du roman tel qu’il s’est développé au XIXe siècle. Son entrée très récente dans la Pléiade et les nouvelles traductions qui ont été réalisées à cette occasion sous la direction de Pierre Goubert, sont le témoin d’une reconnaissance académique méritée, bien que tardive. Il n’est pas rare de lire encore, sous la plume de journalistes ou d’autres, que les romans de Jane Austen sont les ancêtres des romances et autres harlequinades. La mode des romances historiques et variations en tout genre sur ses romans (baptisées « austeneries » par Alice et ce terme est resté) n’ont pas contribué à rectifier la croyance populaire selon laquelle les romans de Jane Austen sont des romans féminins à l’eau de rose, où il n’est question que de soupirants et de mariage. Ce qu’on sait moins, c’est qu’en 1905 déjà, Henry James se plaignait que la masse des éditeurs avait transformé Jane Austen (et dans une moindre mesure les sœurs Brontë) en produit commercial*. Virginia Woolf, de son côté, suivant ainsi les grands esprits littéraires de son temps, sur très vite déceler, dans la masse des lectures qui furent son quotidien, le talent, voire le génie de Jane Austen. Et son œuvre en est remplie, depuis ses essais jusqu’à sa correspondance quotidienne. Voir l’article

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Le Journal du colonel Brandon, Amanda Grange

18 mars 2013

Le journal du colonel Brandon, Amanda GangePrésentation :

« Je ne parvenais pas à détacher mes yeux de son visage. L’émotion qu’on y lisait était tour à tour ombre et lumière ; tristesse et regret ; alors la pièce disparut : je ne vis plus que Marianne jusqu’à la fin de la chanson. »
James Brandon nous livre son désespoir : la femme qu’il aime, Eliza, est contrainte d’épouser son frère. Il s’engage alors dans l’armée et s’exile aux Indes pendant de longues années.
De retour en Angleterre, il recueille la fille d’Eliza, devenue orpheline, et tombe sous le charme de l’impétueuse Miss Marianne Dashwood. Mais cette dernière lui préfère le beau Willoughby qui a déjà, par le passé, causé du tort au colonel Brandon. Voir l’article

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Persuade Me, Juliet Archer

20 octobre 2012

Présentation :

When do you let your heart rule your head ?
When it comes to love, Anna Elliot is stuck in the past. No one can compare to Rick Wentworth, the man she gave up ten years ago at the insistence of her disapproving family. What if she’s missed her only chance for real happiness ? Since Anna broke his heart, Rick has moved on – or so he thinks. Out in Australia, he’s worked hard to build a successful career – and a solid wall around his feelings.
The words ‘forgive and forget’ aren’t in Rick’s vocabulary. The word ‘regret’ is definitely in Anna’s. So, when they meet again on his book tour of England, it’s an opportunity for closure. But memories intrude – the pure sensuality of what they once shared, the pain of parting. And she has to deal with another man from her past, while his celebrity status makes him the focus of unwanted attention. With Anna’s image-obsessed family still ready to interfere and Rick poised to return to Australia, can she persuade him to risk his heart again ?
This contemporary retelling of Jane Austen’s last completed novel is the second book in Juliet Archer’s Darcy & Friends series, offering fresh insights into the hearts and minds of Austen’s irresistible heroes. Voir l’article

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Lost in Austen (Orgueil et quiproquos)

24 août 2012

Orgueil et Préjugés a fait rêver des générations de lecteurs. Amanda Price, l’une d’elles, voue une véritable passion à ce livre et notamment à sa principale héroïne : Elizabeth Bennet. Un soir, dans sa salle de bain, Amanda s’aperçoit qu’il existe un passage secret pour pénétrer dans cet univers. Bien vite, elle et Elizabeth échangent leurs places, sans se douter que tout ce que Jane Austen a écrit des siècles auparavant va s’en retrouver totalement bouleversé.

Arte a eu la bonne idée de faire traduire cette mini-série pour son cycle Jane Austen, permettant ainsi aux petites Françaises pas très à l’aise avec l’anglais (dont je fais partie !) de déguster cette série en quatre épisodes drôle et décalée. Amanda Price se retrouve précipitée dans l’histoire d’Orgueil et préjugés à la place d’Elizabeth Bennett. D’abord simple spectatrice (si tant est que ce soit possible avec une frange de quinze centimètres et un jean…), elle va vite être tentée d’intervenir dans les histoires de la familles Bennett lorsqu’elle se rend compte que rien n’arrive comme prévu ! S’en suit une série d’événements plus délirants les uns que les autres…, mais plutôt cohérents avec l’oeuvre originale. J’ai en revanche trouvé presque gâchés les moments où Amanda retourne dans le présent pour convaincre Elizabeth de revenir dans « le monde du livre ». Voir l’article