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Les liens du mariage, J. Courtney Sullivan

20 septembre 2015

Frances Gerety

Connaissez-vous Frances Gerety ?

C’est une publicitaire des années 1940 qui travailla pendant plus de vingt-cinq pour De Beers et imagina leur signature « A diamond is forever« . Pendant toutes ces années, l’agence Ayer & Son conçut pour De Beers un ambitieux programme visant à installer dans les traditions de toutes les classes sociales l’usage de la bague de fiançailles (de préférence un solitaire en diamant !). On sait aujourd’hui à quel point cette entreprise fut un succès et De Beers est toujours le leader mondial du diamant. Voir l’article

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Les Revenants, Laura Kasichke

8 février 2015

Les Revenants, Laura KasischkeLorsque j’ai refermé Esprit d’hiver, de Laura Kasischke, je n’avais qu’une seule envie : continuer à découvrir cette auteur qui avait su m’embarquer dans son univers angoissant légèrement fantastique. J’ai donc lu Les Revenants. Mauvaise idée.

L’histoire se passe sur un campus américain. On suit quatre personnages, à trois époques différentes. Craig est au centre de tout le roman. Dès le départ, on assiste à son accident de voiture avec sa petite amie Nicole Werner, qui meurt sur le coup. Tout le campus se ligue contre lui, notamment Omega Thêta Tau, la sororité de Nicole, et le rend responsable de sa disparition. Shelly fut témoin de la scène, mais ne put jamais raconter ce qui était arrivé. Perry est l’ami de Craig, son compagnon de chambre, mais aussi un ami d’enfance de Nicole, un des seuls à la connaître vraiment. Reste Mira, professeur d’anthropologie de la mort sur le campus, qui va faire de cette histoire son sujet d’étude. Car il semble que Nicole soit revenue.

Il m’a bien fallu 150 pages avant d’assembler les pièces qui lient ces personnages et de comprendre les flashbacks incessants que l’auteur insère au milieu du récit, remontant à l’installation de Craig sur le campus, à sa rencontre avec Nicole, etc. Ensuite, j’y ai trouvé des incohérences, des longueurs, des frustrations. Des incohérences dans le récit et dans l’attitude de certains personnages, des longueurs dans l’évocation parallèle des vies à côté qui n’apportent pas grand-chose au récit et des frustrations surtout à la fin car j’ai clairement cru qu’il manquait un chapitre !

Bref, non seulement j’avais deviné le nœud du roman très rapidement (ce qui m’arrive rarement), mais en plus je me suis ennuyée sans parvenir à me sentir concernée ni par les pratiques abusives des communautés helléniques des universités américaines, ni par l’hypocrisie d’une société à qui le secret sert encore de moralité.

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Mrs Parkington, Louis Bromfield

27 octobre 2014

Mrs Parkington, Louis BromfieldC’est chez Titine que j’ai noté ce livre et cet auteur il y a quelques mois. Je l’avais oublié, jusqu’à ce que, en panne de lecture depuis mon retour de vacances, je décide de laisser sa chance à ce roman. Et j’ai bien fait, ce fut un coup de cœur de la première à la dernière ligne !

New York, années 1940. Susie, l’aïeule de la famille Parkington, s’apprête à recevoir ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants pour Noël dans son riche appartement. Tous l’écœurent, ou presque. Héritiers d’une fortune immense, ils n’ont rien accompli de leurs vies et se considèrent au-dessus des lois et des hommes. Sauf peut-être Janie, cette jeune femme sensible et intelligente, que Mrs Parkington voudrait tant sauver des griffes de ses ternes parents. Cette fortune leur vient du major Parkington, le mari de Susie, redoutable homme d’affaires, financier retors, voire escroc, qui sut conquérir l’Amérique au temps de l’explosion du chemin de fer, des compagnies minières et de l’exploitation des richesses de ce continent inexploré.

5 bonnes raisons de lire ce roman :

  1. il est réjouissant de suivre les pensées d’une vieille dame qui a acquis la sagesse qu’apporte l’expérience de la vie et gardé malgré tout l’âme de cette jeune fille qui faisait les repas dans un hôtel délabré du Nevada. Voir avec ses yeux, c’est voir le monde avec plus d’acuité, plus d’intensité.
  2. c’est le portrait d’une femme libre, qui ne s’est jamais vraiment habituée ni soumise aux conventions de la haute-société new-yorkaise sur laquelle elle a régné et dont le sang s’échauffe encore à la vue d’un cowboy simple et vrai ;
  3. c’est le portrait d’une femme forte, qui est, malgré son âge, la colonne vertébrale de toute sa famille. Aucun d’entre eux ne peut prendre de décision sans la consulter, elle les soutient à bout de bras et force notre admiration. Véritable chef de clan, Mrs Parkington semble la seule à vraiment comprendre les changements du monde qui l’entoure et même si la lassitude peut l’envahir, elle n’y succombe jamais.
  4. c’est l’histoire du rêve américain, des générations qui suivent et dont on parle moins. Par le choix d’une narration alternant entre le présent et des épisodes de la vie de Susie, depuis sa rencontre avec le major, Louis Bromfield embrasse en un même récit l’ascension flamboyante du self-made man et l’aridité de ses descendants qui ont traversé leur vie sans épreuves ni obstacles. Les deux réponses à une question éternelle : l’argent peut-il apporter le bonheur ?
  5. enfin parce que les premières lignes vous enveloppent comme un bon bain chaud…

Il neigeait si abondamment qu’à travers les fenêtres et les rideaux le bruit des véhicules passant dans Park Avenue était à peine perceptible. Mrs Parkington était assise devant son miroir, une coupe de champagne à  portée de la main ; elle était heureuse de constater que, cette année, Noël serait un vrai Noël. […] On se sentait heureux rien qu’à voir les flocons descendre lentement dans les rues illuminées, on se souvenait du temps jadis, lorsque des traineaux sillonnaient la ville et qu’on entendait tinter les grelots des chevaux. […] Mrs Parkington, regardant les stries blanches des flocons, se souvenait… Elle avait quatre-vingt-quatre ans, sa santé était bonne ; chaque soir, avant de se mettre à table, elle prenait une coupe de Lanson ; quoi d’étonnant, dans ces conditions, qu’elle eût tant de souvenirs à évoquer ?

New York under the snow

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Esprit d’hiver, Laura Kasischke

29 décembre 2013

Esprit d'hiver, Laura KasischkeCe roman de saison a déjà beaucoup tourné sur les blogs, avec des avis très partagés. Un grand merci à Titine de l’avoir fait voyager jusqu’à moi (accompagné en plus de deux thés excellents et d’une boîte de petites friandises qui n’ont pas fait long feu !).

Quelque chose les avait suivi de la Russie jusque chez eux.

C’est avec cet étrange et sombre pressentiment que Holly se réveille le matin de Noël. Il est bien plus tard que d’habitude, elle a tant de choses à faire pour préparer le déjeuner, et pourtant, elle sent qu’il faudrait qu’elle prenne un moment, seule, pour écrire cette phrase. Elle sent, au plus profond d’elle-même, qu’explorer cette phrase lui révélerait quelque chose d’essentiel. Mais cela fait si longtemps qu’elle n’a pas écrit, et elle a tant de choses à faire. La neige se met à tomber, le vent se lève et le blizzard isole bientôt la maison. Au point que tous les invités qu’elle attendait pour Noël se décommandent, et que même son mari, parti chercher ses parents à l’aéroport, est coincé sur la route. Elle se retrouve seule, avec sa fille Tatiana. Tatty, sa petite poupée ramenée de Sibérie à l’âge de deux ans. Tatty, sa danseuse au teint de porcelaine, aux cheveux noir de jais.  Voir l’article

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J-23 : Autant en emporte le vent, Margaret Mitchell

2 décembre 2013

Autant en emporte le vent, Margaret Mitchell Autant en emporte le vent, Margaret Mitchell Autant en emporte le vent, tome III, Margaret Mitchell

C’est à Netherfield Park et à leur challenge XIXe siècle que je dois cette lecture qui a été un vrai coup de cœur. Elles ont proposé de lire le tome 1 en lecture commune, mais le découpage des tomes est tellement mal fait, que je n’ai pas pu m’empêcher de continuer et de dévorer les trois dans la foulée ! Je connaissais le film bien sûr, et bien que je l’aie vu il y a près de quinze ans, je me souvenais de beaucoup de choses… Cela n’a rien enlevé à la découverte du livre, au contraire.

Scarlett O’Hara est un pur produit du Sud : fille d’un planteur irlandais qui a fait fortune lui-même, elle est issue du côté de sa mère d’une famille parmi les plus nobles de Savannah. Mais elle est loin de se ressembler à sa mère, la douce Mrs Helen, généreuse et charitable, qui a essayé d’élever ses trois filles dans les mêmes valeurs. Scarlett tient beaucoup plus des O’Hara avec son caractère volontaire et entêté et son attachement viscéral à Tara, leur plantation. À seize ans, elle est la reine du comté : capricieuse et mutine, elle attire tous les hommes autour d’elle quand cependant elle est secrètement amoureuse du seul qui ne la regarde pas, le bel Ashley Wilkes. Car Ashley vient d’annoncer ses fiançailles avec sa cousine Mélanie, la terne et triste Mélanie… Voir l’article

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La splendeur des Lansing, Edith Wharton

23 mai 2013

La splendeur des Lansing, Edith WhartonPrésentation :

Susy et Nick vivent dans la haute société sur le compte de leurs connaissances fortunées. Complices, ils décident de se marier, assurés de subsister pendant un an au gré des invitations sur les yachts et dans les villas. Le marché est honnête : si l’un trouve une meilleure opportunité à l’issue de cette période, il sera libre de partir pour améliorer sa situation. Très vite, les jeunes mariés sont courtisés. Les dés sont jetés… Voir l’article

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Les roses de Somerset, Leila Meacham

4 mai 2013

Les roses de Somerset, Leila MeachamPrésentation :

Dans ce livre haletant, écrit comme on filme une série TV, Leila Meacham renoue avec les codes des grandes sagas familiales pour mieux les réinventer. Traduit dans vingt-cinq pays, ce roman d’amour et de sacrifice a déjà conquis les lectrices du monde entier.

Howbutker, Texas, 1916. A la mort de son père, la jeune Mary Toliver hérite de la plantation de coton des Toliver, l’une des familles fondatrices de Howbutker. La jeune femme devra-t-elle sacrifier son amour pour Percy Warwick, magnat de l’exploitation forestière, pour faire vivre le sol de ses ancêtres ? Confrontés aux trahisons, aux secrets et aux tragédies qui les entourent, renonceront-ils à ce qui aurait pu exister, non seulement pour eux, mais aussi pour les générations suivantes ? Voir l’article