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Les adieux à l’Empire, Olivier Barde-Cabuçon

31 août 2015

Les adieux à l'Empire, Olivier Barde-CabuçonComme je vous le disais dans la présentation de mes lectures de vacances, je n’avais jamais entendu parler de ce livre ni de cet auteur avant de tomber en arrêt devant cette couverture à la librairie. D’un côté, je me suis dit qu’une bonne grosse saga sur l’épopée napoléonienne était, sans le savoir encore, exactement ce dont j’avais besoin pour déconnecter du bureau ; de l’autre, je trouvais cette couverture fantasmagorique osée pour un roman historique. Elle m’intriguait.

Dans l’air glacé vibraient les voix fortes des officiers qui exhortaient leurs hommes. On s’était écrié au matin qu’on allait donner le bal aux Russes, mais ceux-ci donnaient la première mesure. La terre était gelée, les boulets ne s’écrasaient pas, ricochant sur le sol à travers les rangs. Nos bataillons marchaient à la mort et certains d’entre nous croyaient encore que le paradis se trouvait à l’ombre de leur épée.

Je n’étais pas du nombre.

La bataille avait tourné au carnage.

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Adèle et moi, Julie Wolkenstein

31 juillet 2014

J’ai passé toutes mes vacances d’enfant dans des maisons de famille en bord de mer. Aujourd’hui encore, quand j’y retourne, chaque craquement de plancher, chaque rayon de soleil couchant qui tombe sur la table où est dressé le dîner, chaque odeur de serviettes de plage mouillées qui m’assaille quand je passe la porte font émerger tous les souvenirs des étés passés. Les défilés de têtes blondes jusqu’à la mer – « en rang, colonne par un ! », disait mon grand-père et nous obéissions tous, jusqu’à un certain âge. Les sauts sur les trampolines jusqu’à l’heure du déjeuner – « encore cinq minutes, maman ! ». Le phare, entraperçu à travers les arbres, et qui nous annonçait que nous arrivions bientôt. Les couvertures sur les fauteuils, qu’on enlevait que dans les grandes occasions.

Maison de famille
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Muchachachas, tome 1, Katherine Pancol

24 février 2014

Muchachas, Katherine PancolJ’ai dévoré le nouveau Katherine Pancol en deux jours. Un sourire aux lèvres d’abord, car je retrouvais les héros des sa précédente trilogie des Écureuils, une saga familiale aux rebondissements infinis que j’avais beaucoup aimée. Car Katherine Pancol a un style qui n’appartient qu’à elle : entre la narration et le discours indirect libre, elle promène sa plume d’une personnage à l’autre en saisissant ces émotions profondes qui les maintiennent debout ou les ploient devant les aléas de la vie. 

Tous habillés de marron, de gris, de noir. Pas de boutons rouges ni d’écharpe verte ! Des chaises, je te dis, des chaises. Une armée de chaises qui attendent en tremblant le postérieur du patron. Tu veux que je te dise, Gary ? Ces gens portent le deuil. Ces gens n’ont plus d’espoir. Je refuse d’être une chaise !

Mais au bout de quelques pages, les héros connus laissent place à de nouveaux personnages : Stella et sa mère Léonie, Julie et son père Edmond Courtois, Ray Valenti et sa mère Fernande. Une petite communauté dans la campagne bourguignonne. Une communauté rurale où chaque jour nouveau est un combat. Autour de Stella, les personnages dansent et tanguent. Sa mère, battue par son père. Son père, héros public et tyran privé, caïd du village. Son compagnon, amour clandestin. Son fils Tom, qu’elle protège envers et contre tout. Une village terrorisé, la peur à chaque coin de rue. Tous les ingrédients des violences familiales sont réunis, ça fait beaucoup, trop même. Le vrai sujet que voulait aborder Katherine Pancol, c’est les femmes battues (elle le raconte à la fin du roman), mais voulait-elle être réaliste, elle tombe dans la caricature. Bien sûr qu’on est touché, bien sûr qu’on souhaite que ces femmes s’en sortent, parce que le talent de l’auteur est là, mais l’histoire est cousue de fil blanc. Dans sa précédente trilogie, j’aimais l’étonnement face à une imagination débordante et des personnages hauts en couleur. Ici, rien de tel, le sujet est sérieux, les héros aussi. On ne sourit pas, c’est bien dommage !

Il est fort possible que je me laisse aller à lire la suite de ce premier tome, car l’écriture de Katherine Pancol est un torrent qui vous emmène et vous entraîne sans même vous demander votre avis ! Pourtant, je garde un goût amer dans la bouche : je n’apprécie pas que mon amour pour Hortense et Gary, Joséphine et Philippe, Zoé et Alexandre ait été utilisé pour me faire découvrir cette nouvelle histoire. Quelques premiers petits chapitres addictifs alternés avec les nouveaux personnages, et te voilà coincée définitivement dans la campagne boueuse et ferrailleuse de Stella…

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L’échange des princesses, Chantal Thomas

28 septembre 2013

Chantal Thomas, L'échange des princessesPrésentation :

En 1721, Philippe d’Orléans est Régent, dans l’attente que Louis XV atteigne la maturité légale. L’exercice du pouvoir est agréable, il y prend goût. Surgit alors dans sa tête une idée de génie : proposer à Philippe V d’Espagne un mariage entre Louis XV, âgé de onze ans, et la très jeune infante, Maria Anna Victoria, âgée de quatre ans – qui ne pourra donc enfanter qu’une décennie plus tard. Et il ne s’arrête pas là : il propose aussi de donner sa fille, Mlle de Montpensier, comme épouse au jeune prince des Asturies, héritier du trône d’Espagne, pour conforter ses positions.
La réaction à Madrid est plus que positive, et les choses se mettent vite en place. L’échange des princesses a lieu début 1722, en grande pompe, sur une petite île au milieu de la Bidassoa, la rivière qui fait office de frontière entre les deux royaumes. Tout pourrait aller pour le mieux. Mais rien ne marchera comme prévu. Voir l’article

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Mémoires d’Hadrien, Marguerite Yourcenar

1 avril 2013

Mémoires d'Hadrien, Marguerite YourcenarPrésentation :

Cette œuvre, qui est à la fois roman, histoire, poésie, a été saluée par la critique française et mondiale comme un événement littéraire. En imaginant les Mémoires d’un grand empereur romain, l’auteur a voulu «refaire du dedans ce que les archéologues du XIXe siècle ont fait du dehors». Jugeant sans complaisance sa vie d’homme et son œuvre politique, Hadrien n’ignore pas que Rome, malgré sa grandeur, finira un jour par périr, mais son réalisme romain et son humanisme hérité des Grecs lui font sentir l’importance de penser et de servir jusqu’au bout.
«… Je me sentais responsable de la beauté du monde», dit ce héros dont les problèmes sont ceux de l’homme de tous les temps : les dangers mortels qui du dedans et du dehors confrontent les civilisations, la quête d’un accord harmonieux entre le bonheur et la «discipline auguste», entre l’intelligence et la volonté. Voir l’article

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L’Énigme des Blancs-Manteaux, Jean-François Parot

21 mars 2013

L'Enigme des Blancs-Manteaux, Jean-François ParotPrésentation :

Paris, janvier 1761. Nicolas Le Floch, un jeune homme natif de Guérande, débarque dans la capitale, écarté de sa Bretagne par son tuteur. Après un passage au couvent des Carmes, le jeune Le Floch va apprendre le métier de policier sous la houlette de M. de Sartine, le lieutenant général de police de Louis XV, chargé des affaires spéciales. Le Floch va devoir faire très vite ses preuves et apprendre le prix du silence et du secret. Sa première enquête criminelle va le plonger dans le monde interlope de la corruption, du jeu, des intrigues crapuleuses et d’une conspiration contre la vie du roi. Voir l’article

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Et rester vivant, Jean-Philippe Blondel

9 mars 2013

Et rester vivant, Jean-Philippe BlondelPrésentation :

Le narrateur a vingt-deux ans. Il a perdu sa mère, son frère, dans un accident de voiture. L’histoire commence, il vient de perdre son père dans un accident de voiture… Seul désormais, il décide de vendre l’appartement familial et de partir avec ses deux plus proches amis : Laure et Samuel. Direction : Morro Bay, Californie.

Morro Bay : une obsession nourrie depuis des années par la chanson de Lloyd Cole. La Californie : le pays mythique qui a marqué une génération.

« Et rester vivant » raconte ce voyage initiatique. Entre fous rires et douleur. Découvertes, rencontres et retours sur le passe. Pour la première fois, Jean-Philippe Blondel se raconte. On retrouve sa douceur ; on découvre son incroyable capacité de résistance. Et ce texte, qui fait définitivement le deuil, rend surtout un véritable hommage à la vie. Voir l’article